Nouriel Roubini, Professor Emeritus at New York University’s Stern School of Business, is Chief Economist at Atlas Capital Team and CEO of Roubini Macro Associates. He is a former senior economist for international affairs in the White House’s Council of Economic Advisers during the Clinton Administration. He has worked for the International Monetary Fund, the US Federal Reserve, and the World Bank, and was Professor of Economics at New York University's Stern School of Business. His website is NourielRoubini.com, and he is the host of NourielToday.com.
NEW YORK – L’été dernier, mon collègue Brunello Rosa et moi-même identifiions dix risques potentiels susceptibles d’engendrer une récession aux États-Unis et dans le reste du monde en 2020. Neuf de ces risques existent toujours aujourd’hui.
La plupart concernent directement les États-Unis. Les conflits commerciaux avec la Chine et d’autres pays, ainsi que les restrictions sur les migrations, l’investissement direct étranger et les transferts technologiques, pourraient avoir de profondes conséquences sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, et accentuer la menace d’une stagflation (ralentissement de la croissance et augmentation de l’inflation). Le risque de diminution de la croissance américaine est par ailleurs d’autant plus réel aujourd’hui que la relance associée à la législation fiscale de 2017 a fait son temps.
Dans le même temps, les marchés boursiers américains sont restés effervescents depuis notre article initial. D’autres risques viennent s’y ajouter en raison du creusement de nouvelles formes de dette, notamment sur de nombreux marchés émergents, où l’emprunt est en grande partie libellé en devises étrangères. La capacité des banques centrales à faire office de prêteurs de dernier recours devenant de plus en plus limitée, les marchés financiers illiquides sont vulnérables aux « krachs éclairs » et autres perturbations, dont l’une pourrait provenir du président américain Donald Trump, qui pourrait être tenté de déclencher une crise de politique étrangère (la diversion dont nous parlions) avec un pays comme l’Iran. Une telle démarche le servirait sans doute dans les sondages, mais pourrait également déclencher un choc pétrolier.
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